ANNE PALLATIN
Psychanalyse . Thérapie analytique . Hypnose thérapeutique
Adolescents, Adultes, Seniors
FAQ : Comprendre la démarche analytique
Quelle est la différence entre votre approche et celle d'un psychiatre ?
Le psychiatre est un médecin qui diagnostique des troubles et propose principalement des réponses biologiques (médicaments). Mon approche, en tant que psychanalyste, est centrée sur la parole et l'histoire du sujet. Là où la médecine cherche à supprimer le symptôme, l'analyse cherche à comprendre ce qu'il signifie pour vous. Les deux approches ne s'excluent pas : elles peuvent être complémentaires.
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Pourquoi la psychanalyse est-elle controversée ?
La psychanalyse dérange car elle refuse de traiter l'être humain comme une machine à "réparer", et échappe à tous les discours de "maître" ou de conformité. Elle est souvent critiquée pour sa temporalité, qui s'oppose à l'immédiateté de notre époque. Sa force réside pourtant dans deux principes fondamentaux : 1/ La libération du Sujet : Contrairement aux méthodes qui visent la conformité des comportements, l'analyse cherche à libérer des masques sociaux. Elle vous permet de devenir le véritable auteur de votre vie, au-delà des attentes extérieures. 2/ Le transfert singulier : Le travail repose sur une relation unique et intime entre l'analyste et le patient. Cette rencontre ne peut être ni industrialisée, ni mesurée par des statistiques. C’est précisément dans cet espace protégé que s’opère une transformation profonde et durable. Elle reste controversée parce qu’elle est, avant tout, un espace de liberté absolue et de résistance face à la standardisation du soin.
Je prends déjà un traitement (antidépresseurs/anxiolytiques), puis-je quand même entamer une analyse ?
Absolument. La prise de médicaments n'est pas un obstacle au travail analytique. Au contraire, le médicament peut parfois "soutenir" le sujet pour lui permettre de retrouver la force de parler.
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L'analyse est-elle efficace pour les dépressions liées à un passé difficile ?
Oui. Là où le traitement médical peut apaiser l'état dépressif, il ne dissout pas le symptôme. L'analyse permet de comprendre ce qui, dans le présent, vient réveiller des blessures anciennes ou réactiver des comportements malheureux. C'est un travail de reconstruction durable sur la structure même et la dynamique du symptôme.
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Pourquoi parler quand j'ai des douleurs physiques ?
Le corps exprime ce que les mots n'ont pas pu dire. Lorsqu'une tension interne, un conflit émotionnel, une crispation chronique, un traumatisme ou une situation d'effondrement, ne trouvent pas à se décharger par la parole, ils se frayent un chemin vers le corps. C’est la « somatisation ». La douleur physique devient alors le porte-parole d'une souffrance psychique silencieuse. Parler dans un cadre analytique permet de :
- Traduire le symptôme : Transformer la douleur muette en une parole habitée. En mettant des mots sur votre histoire, le corps n’a plus besoin de « crier » à votre place.
- Dénouer les tensions profondes : Identifier les liens entre certains événements de vie, vos émotions et l'apparition de vos douleurs.
- S'approprier son vécu : Reprendre le contrôle sur un corps qui semble nous échapper ou nous trahir.
L’approche analytique ne remplace pas le suivi médical indispensable, mais elle le complète en traitant la source émotionnelle et psychique de la tension. En libérant la parole, on permet au corps de s'apaiser durablement car la source de la tension initiale est mise à nu.
Pourquoi choisir la psychanalyse plutôt qu'une thérapie courte ?
Les thérapies courtes visent souvent une réadaptation rapide. La psychanalyse vise un changement plus profond. Elle s'adresse à ceux qui constatent que, malgré leurs efforts, certains schémas de souffrance se répètent. On ne cherche pas seulement à "aller mieux", mais à se réapproprier sa propre existence.
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Pourquoi payer alors que le psychiatre est remboursé ?
Le non-remboursement n’est pas une contrainte, mais un choix clinique essentiel au travail analytique. Le paiement est un acte symbolique fort. En finançant sa cure, le patient sort d'une position passive pour devenir l'acteur volontaire de son propre changement. Ce qui se dit en séance prend ainsi une valeur réelle. De plus, l'absence de tiers payeur (État ou mutuelle) garantit une liberté totale. Cela protège le secret absolu et permet à la cure de se dérouler sans avoir de comptes à rendre à une institution, respectant ainsi la singularité de chaque parcours.​​ L’investissement financier est le reflet de l’investissement de soi.
Comment se passe le premier rendez-vous pour un adolescent ?
Le premier rendez-vous est une rencontre pour exposer ce qui fait crise. Pour l'adolescent "perdu", c'est souvent le moment où l'on dénoue ce qui appartient à l'enfant et ce qui appartient à l'adulte en devenir. Le cadre est protégé par le secret professionnel, indispensable à sa liberté de parole.
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Combien de temps dure une séance ?
La durée d'une séance est une constante du cadre, mais elle peut varier selon la modalité de travail choisie (psychanalyse ou hypnose). En règle générale, prévoyez entre 45 et 50 minutes.
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Que se passe-t-il si je ne sais pas quoi dire en arrivant ?
C'est une crainte fréquente. En psychanalyse, le "silence" ou le "ne pas savoir" fait partie du travail. Mon rôle est de vous accompagner pour laisser émerger ce qui a besoin d'être entendu, sans pression de performance.
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Est-il possible de consulter en distanciel (visio) ?
La présence physique est privilégiée pour la qualité de l'écoute, mais des séances en visioconférence peuvent être organisées ponctuellement pour assurer la continuité du travail en cas de déplacement ou d'impossibilité majeure.
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Votre approche est-elle accessible à tous ?
Absolument. Si mon parcours m'a permis d'étudier, ma pratique clinique en milieu carcéral et en soins palliatifs m'a appris que la souffrance est universelle. Elle ne demande aucun diplôme pour être entendue.Toutefois, la maîtrise des techniques et d'une discipline intellectuelle sont, pour vous, une garantie essentielle. Elles permettent d'éviter toute forme d'emprise. Contrairement à une écoute sans expérience des mécanismes du transfert (ce qui se joue entre l’analysant et l’analyste), la rigueur de mon cadre garantit votre autonomisation. Mon rôle n'est pas de décider pour vous, mais d'être au service de votre liberté retrouvée.
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Chaque situation est unique et aucune réponse générique ne remplace l'échange vivant. Si une question subsiste ou si vous souhaitez simplement éprouver la possibilité d'un travail ensemble, je vous invite à me contacter directement.
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